Sous l’impulsion de la coordination nationale, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), à travers son bureau de représentation provinciale du Lualaba, institution d’appui à la démocratie et conseillère de la République en matière de droits humains a lancé une nouvelle phase de suivi communautaire. Ce samedi 24 avril 2026, le coordonnateur provincial, accompagné de ses collaborateurs, a donné le coup d’envoi de ces activités axées sur « la bonne cohabitation » entre entreprises minières et populations locales.
Le lancement s’est tenu à Samukoko, avant de se poursuivre dans les villages de Kaponda et Muvunda, au sein des groupements Musokatanda et Mwilu.
Dans son intervention, le coordonnateur provincial, Arthur Kabulo, a appelé les Relais Communautaires à protéger les entreprises minières, qu’il considère comme des partenaires de développement. « Ce ne sont pas nos ennemis. Ce sont des partenaires de la République, de la province, et du développement. C’est grâce à ces entreprises que nous disposons aujourd’hui de certaines infrastructures à Kolwezi et dans l’ensemble du Lualaba », a-t-il martelé.
Sur le terrain, des Relais Communautaires ont été dotés de matériels, notamment des mégaphones, des téléphones et des t-shirts, afin d’assurer le monitoring et de remonter les alertes en cas d’atteintes aux droits humains, en particulier dans leurs interactions avec la société Kamoa Copper.
Un appui salué par les bénéficiaires, qui y voient un moyen concret de faire entendre leurs préoccupations. À cette occasion, le rôle des relais communautaires a également été rappelé.
Cependant, plusieurs défis persistent dans la contrée. Des habitants dénoncent des abus sécuritaires impliquant certains éléments des FARDC, accusés d’avoir érigé des barrières illégales pour extorquer de l’argent. Des pratiques fermement condamnées par le coordonnateur provincial.
Autre constat : certaines infrastructures d’accès à l’eau, notamment des forages réalisés par Kamoa Copper, sont aujourd’hui hors service, tandis que d’autres restent opérationnels.
La mission s’est achevée par la visite de plusieurs écoles construites par l’entreprise minière ainsi que de quelques sources d’eau à Samukoko, Kaponda et Muvunda. Certaines rivières risquent de s’assécher à l’approche de la saison sèche. Pour pallier cette situation, Arthur Kabulo a encouragé Kamoa Copper à accélérer les projets de forage de puits de captage d’eau dans la zone.
Pascal MULAND
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