À Kolwezi, dans la province du Lualaba, des affrontements opposant des groupes de creuseurs artisanaux ont éclaté depuis le 15 octobre. Ces violences, liées à l’exploitation de rejets miniers, ont déjà fait quatre morts et provoqué un climat de peur au sein de la population.
Depuis plusieurs jours, la ville minière de Kolwezi est secouée par des troubles entre creuseurs artisanaux. Les affrontements ont débuté dans le village de Tshabula avant de gagner le quartier Kanina, la cellule Tshipuki et Golf.
Selon plusieurs témoins, tout serait parti d’une querelle pour le contrôle des rejets de remblai appartenant à la société minière COMMUS SAS. Des creuseurs venus de Kinina et de Tshipuki se sont opposés à ceux de Tshabula, chacun revendiquant l’accès à ces sites riches en minerais.
Le bilan s’est alourdi au fil des jours. D’après des sources locales, quatre personnes ont perdu la vie, dont un nouveau décès enregistré le mardi 21 octobre. Les violences ont également entraîné des dégâts matériels, notamment la destruction d’un véhicule de police près du tunnel COMMUS, le week-end dernier.
Dans la matinée du mardi, la tension a paralysé une partie de la ville : plusieurs commerçants ont préféré fermer leurs boutiques, redoutant des pillages. Les activités ont repris progressivement vers midi, heure locale, après plusieurs heures de panique.
Des habitants de Tshabula font état de cas de pillage et d’une insécurité persistante.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités locales ou provinciales. Le bourgmestre de Dilala, le maire de Kolwezi, ainsi que les ministres provinciaux concernés n’ont pas encore communiqué sur la situation.
Sur le terrain, le calme reste fragile. Les habitants appellent à une intervention rapide des autorités pour restaurer la sécurité et éviter de nouveaux affrontements.
Pascal MULAND
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