La paie des enseignants ne doit plus être une découverte au guichet bancaire. C’est l’exigence formulée ce lundi 17 août 2026 à Kinshasa par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, à l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des directeurs provinciaux de la DINACOPE.
Elle a placé au centre des travaux: la maîtrise des effectifs, la fiabilité des données et la sécurisation de la chaîne de paie, des enjeux qui touchent directement aux droits des enseignants et à la bonne utilisation des ressources publiques.
La ministre a salué les résultats déjà obtenus dans l’assainissement du fichier, notamment la correction de ponctions irrégulières ayant affecté plus de 32 000 enseignants du primaire et la résolution de plusieurs cas de sous-paiement.
Dans son intervention lors de cette activité, le directeur national- chef de service de la DINACOPE, Vital Lumbala Kadiata, a mis l’accent sur la transformation des méthodes de gestion plutôt que sur la seule correction des anomalies.
Il a défendu une approche fondée sur l’assainissement permanent du fichier, la digitalisation du contrôle physique, la vérification régulière des effectifs et la détection précoce des irrégularités. Pour la DINACOPE, il s’agit désormais de disposer d’un système capable d’identifier les écarts en amont, de fiabiliser l’information à chaque niveau et de garantir une meilleure régularité dans la préparation de la paie.
Pour Raïssa Malu, la qualité du fichier repose d’abord sur la précision de l’information. « Nous devons pouvoir répondre simplement à quatre questions : qui travaille ? Où ? À quel titre ? Et pour quelle rémunération ? », a-t-elle déclaré, en demandant aux directeurs provinciaux de devenir de véritables garants des données transmises à la direction nationale.
Elle les a exhortés à contrôler les mouvements, vérifier les dossiers et signaler rapidement toute anomalie afin que les problèmes soient corrigés avant que l’enseignant ne se retrouve confronté à une rémunération indisponible ou incomplète.
L’enjeu est désormais de transformer ces opérations d’assainissement en mécanisme durable car, pour l’État congolais, l’équation est directe : protéger les droits des enseignants tout en garantissant que chaque franc destiné à la paie corresponde effectivement à un agent en fonction.
La Rédaction
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