Le climat social se tend à nouveau dans le secteur minier congolais. Ce lundi 1er juin, les activités de Tenke Fungurume Mining (TFM), l’un des plus importants producteurs de cuivre et de cobalt de la République démocratique du Congo, ont tourné au ralenti à la suite d’un mouvement de grève déclenché par les travailleurs.
Au cœur de la contestation figurent plusieurs revendications relatives aux conditions de travail et de vie sur les sites miniers. Dans un mémorandum largement relayé sur les réseaux sociaux, les grévistes dénoncent notamment la qualité de la restauration, les conditions de logement, la prise en charge médicale ainsi que des pratiques qu’ils qualifient de discriminatoires. Ils reprochent également à l’entreprise de ne pas avoir respecté certains engagements pris à leur égard.
Dans une dépêche publiée ce même lundi 01 juin 2027, CASMIA-G ASBL a exprimé son inquiétude face à la situation. Tout en reconnaissant le droit des travailleurs à faire entendre leurs revendications, elle appelle les différentes parties à privilégier le dialogue social afin d’éviter une aggravation du conflit.
L’organisation va plus loin en pointant ce qu’elle considère comme un problème récurrent de gouvernance. Selon elle, plusieurs engagements annoncés par TFM, notamment envers certaines communautés affectées par les activités minières, n’auraient toujours pas été concrétisés. Une situation qui alimente, selon ses responsables, un sentiment de frustration aussi bien chez les travailleurs que dans les villages riverains.
CASMIA-G appelle par ailleurs les autorités à garantir le respect des droits des grévistes et à veiller à ce qu’aucun employé ne fasse l’objet de pressions ou de sanctions en raison de sa participation au mouvement.

Au moment où ces lignes sont écrites, la direction de TFM n’a pas encore réagi officiellement aux accusations formulées dans le mémorandum des travailleurs.
Pascal Muland
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