La rentrée scolaire 2026-2027 devra être celle de l’exécution, et non des simples engagements. À la clôture, dimanche 23 août à Kinshasa, de l’atelier résidentiel des directeurs provinciaux de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, la ministre d’État Raïssa Malu a fixé une ligne claire : transformer les décisions arrêtées en actions visibles sur le terrain.
Préparation des établissements, anticipation des difficultés, coordination des services, fiabilisation des données, gestion rigoureuse des personnels et exploitation pédagogique des résultats de l’Examen d’État constituent désormais les principaux leviers attendus dans les provinces.
Le déploiement de 78 cantines scolaires pilotes et l’installation des clubs de veille citoyenne complètent ce dispositif, avec une exigence centrale : que chaque responsable puisse rendre compte de résultats concrets.
Cette orientation intervient alors que le ministère prépare une rentrée prévue le 1er septembre 2026, dans un contexte marqué notamment par la résurgence d’Ebola. Le dispositif officiel prévoit une organisation différenciée selon le niveau de risque : présentiel avec mesures de prévention dans les zones vertes, mesures sanitaires renforcées dans les zones orange et enseignement à distance temporaire dans les zones rouges.
La ministre a ainsi renvoyé les directeurs provinciaux à leur responsabilité opérationnelle : une fois de retour dans leurs juridictions, ils devront convertir les orientations nationales en décisions exécutables, avec des indicateurs permettant d’en mesurer l’impact.
Cette exigence entre dans une dynamique plus large de renforcement de la gouvernance éducative, déjà illustrée par les travaux consacrés à la fiabilité des effectifs, à la paie des enseignants et à la transformation des outils de suivi du système scolaire.
La Rédaction
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