Neuf personnes travaillant pour un sous-traitant de Metalkol, dans le village Saddam, au Lualaba, ont été enlevées vendredi 21 août par des hommes en uniforme présentés comme des militaires des FARDC, accompagnés, selon plusieurs sources, de ressortissants chinois. Les employés ont été relâchés dimanche soir, après près de deux jours de détention. Ils seraient sortis de cet épisode particulièrement éprouvés.
Cette nouvelle incursion est dénoncée par des acteurs de la société civile, qui évoquent une tentative de déstabilisation du site minier et de prélèvement illégal de minerais. Selon Timothée Mbuya, de l’organisation Justicia, cité par Afrikarabia, il s’agit du deuxième enlèvement signalé sur ce site en l’espace d’un mois. Le défenseur des droits humains décrit un mode opératoire similaire : des hommes armés font irruption sur le site, instaurent un climat de peur, puis des personnes sont amenées pour extraire et transporter du minerai vers des unités de traitement.
Depuis lundi 24 août, selon les informations communiquées par ces acteurs, une excavatrice serait par ailleurs à l’œuvre dans le secteur de Saddam, avec des camions chargés de minerai. Ces accusations interviennent alors que le président Félix Tshisekedi avait demandé, le 10 juillet, le retrait des militaires des sites miniers. Pour Timothée Mbuya, cette présence persistante traduit une situation de « zone de non-droit » et appelle les autorités congolaises à intervenir rapidement. Ces accusations nécessitent toutefois des vérifications et des réponses des autorités et des personnes mises en cause.
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