Un grave cas de maltraitance d’enfant a été signalé dans le territoire de Luiza, au Kasaï-Central. Un mineur, accusé de sorcellerie, a échappé de justesse à la mort après avoir été ligoté puis conduit dans la brousse où il devait être pendu.
Selon les premières informations recueillies par la société civile, la deuxième épouse de son père, avec la complicité présumée d’un pasteur, aurait organisé cette expédition meurtrière en accusant l’enfant d’être à l’origine de plusieurs malheurs survenus au sein de la famille.
Alors que tout semblait prêt pour exécuter leur sinistre projet, le mineur a réussi à se libérer avant de prendre la fuite. Il s’est ensuite rendu auprès des services de la Police nationale congolaise (PNC), où il a déposé une plainte contre ses présumés bourreaux.
Cette affaire suscite une vive émotion dans le village Kamayi et relance le débat sur les accusations de sorcellerie visant les enfants en République démocratique du Congo. Malgré les lois protégeant les droits de l’enfant, de nombreux mineurs continuent d’être victimes de stigmatisation, de violences, d’abandons et parfois même de tentatives d’assassinat sous prétexte de pratiques occultes.
La population locale ainsi que les organisations de défense des droits de l’enfant appellent les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur cette affaire et à poursuivre les auteurs présumés conformément à la loi. Elles rappellent que nul ne peut être victime de violences ou de traitements inhumains sur la base d’accusations de sorcellerie.
Une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de garantir la protection du mineur, désormais pris en charge par les services compétents, selon les premières informations disponibles.
José Kapuku Mushilayi
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