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Lubumbashi : Maître Dignité Bwiza Visser présente son “Vademecum pour une exploitation minière durable”

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Un nouveau manuel pratique promet de réduire l’exposition réglementaire des entreprises minières en RDC en transformant des obligations juridiques souvent abstraites en procédures claires et applicables sur le terrain. Présenté le 20 juin à Lubumbashi, le “Vademecum pour une exploitation minière durable en RDC” de Maître Dignité Bwiza Visser se veut un outil opérationnel destiné tant aux sociétés extractives qu’aux services étatiques chargés de l’environnement.
Publié en français et en anglais, l’ouvrage bénéficie d’un soutien politique et industriel de poids. D’abord, il est préfacé par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, et clos par une postface de Marie‑Chantal Kaninda, présidente de Glencore RDC et du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC). Cette double caution renforce le message central du guide avec comme visée, faire converger normes et pratiques pour réduire les écarts de conformité qui exposent les entreprises à des sanctions ou interruptions d’activité.


Des règles aux check‑lists utilisables sur site


Conçu comme un manuel technique de terrain, le vademecum réorganise le corpus réglementaire congolais autour de cinq piliers opérationnels. Le livre passe en revue les autorisations environnementales indispensables, précise les modalités de réalisation des études d’impact, détaille les conditions d’exploitation liées aux titres miniers et explicite les procédures de paiement des taxes et redevances environnementales. Il consacre enfin un volet substantiel à la réhabilitation des sites, une préoccupation majeure pour les provinces du Haut‑Katanga et du Lualaba où plusieurs concessions restent à l’état d’abandon.
Pour les équipes HSE et compliance, la valeur ajoutée tient à la traduction des textes en outils concrets : listes de vérification, étapes séquentielles pour l’obtention des permis, contrôles de conformité à intégrer dans les routines d’exploitation et critères d’audit faciles à documenter. En pratique, ces outils peuvent accélérer la préparation des inspections, améliorer la traçabilité des démarches administratives et réduire le risque d’amendes, de suspensions ou de litiges coûteux.

Bénéfices attendus pour les opérateurs

Kasongo Bin Nassor, président de la Chambre des mines de la RDC, a qualifié le vademecum d’outil “indispensable” lors de la cérémonie. Pour les dirigeants et les responsables opérationnels, l’intérêt est double : d’une part, diminuer l’incertitude juridique et opérationnelle en clarifiant ce que la loi exige exactement ; d’autre part, standardiser les pratiques entre sites pour faciliter les audits internes et externes.

La postface signée par Marie‑Chantal Kaninda renforce l’angle investisseur : un operator qui démontre une conformité systématique réduit ses risques financiers et améliore son accès à des financements sensibles aux critères ESG. La planification de la réhabilitation, par exemple, diminue les provisions imprévues et rassure banques et assureurs quant à la maîtrise des passifs environnementaux.


Un dialogue élargi mais axé sur l’opérationnel


La présentation a réuni non seulement des représentants d’entreprises et de la société civile, mais aussi des responsables institutionnels : Jean‑Marie Kanda, conseiller principal du Chef de l’État au collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, a rappelé l’intérêt des autorités pour une mise en œuvre effective des normes. Israël Mbuyi, représentant des sous‑traitants locaux, a quant à lui souligné les obstacles pratiques notamment les capacités techniques et financements qui freinent l’application des normes sur le terrain.
Ces échanges confirment que la diffusion du vademecum devra s’accompagner d’un effort de formation et d’un accompagnement des PME et sous‑traitants pour transformer la théorie en pratiques durables et mesurables.


Perspectives pour le secteur


À court terme, l’ouvrage offre un cadre pragmatique pour réduire les incidents de non‑conformité et améliorer la gestion quotidienne des obligations environnementales.

À moyen terme, si les entreprises et les administrations provinciales l’adoptent, il pourrait contribuer à homogénéiser les standards de conformité à travers les sites, réduire les risques réglementaires et renforcer la crédibilité du secteur auprès des investisseurs.

En somme, le vademecum tente de combler un fossé opérationnel : celui qui sépare la réglementation de sa mise en œuvre. Pour les miniers, l’enjeu est clair transformer les exigences légales en routines de gestion pour sécuriser les opérations et préserver l’accès au marché du capital.

Rédaction/ Aigleinfos.cd

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