Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a tenu un point de presse ce jeudi 16 juillet 2026 au cours duquel il s’est vivement opposé à la marche annoncée par la coalition C64 pour le 22 juillet prochain à Kinshasa.
Dans sa déclaration, le RCET-CPS affirme que cette manifestation, annoncée en direction du Palais de la Nation pour réclamer la démission du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, constitue une initiative contraire au droit et au bon sens. L’organisation estime qu’exiger le départ d’un président élu en plein mandat s’apparente à une démarche insurrectionnelle susceptible de fragiliser les institutions de la République.
Le mouvement va plus loin en soutenant que cette marche s’inscrirait dans un plan de déstabilisation de la capitale, qu’il attribue à des acteurs extérieurs. Il accuse notamment la coalition C64 d’être instrumentalisée dans une stratégie visant à semer l’instabilité à Kinshasa, tout en évoquant les noms de Paul Kagame et de Joseph Kabila. Ces accusations sont présentées par le RCET-CPS et ne sont accompagnées d’aucun élément de preuve dans le document rendu public.
Le RCET-CPS rappelle également avoir déjà mis en garde contre les actions de la coalition C64, estimant qu’elles pourraient compromettre la paix et la stabilité du pays. Il cite notamment le cas de Christian Malanga comme illustration des risques liés aux tentatives de déstabilisation des institutions.
Par ailleurs, l’organisation souligne que la date du 22 juillet intervient à un moment où le chef de l’État est attendu sur plusieurs dossiers diplomatiques majeurs, notamment à Luanda puis à New York, où il doit présider une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies. Selon le RCET-CPS, la tenue de cette marche à cette période relèverait d’une manœuvre politique destinée à alimenter des polémiques autour de ces déplacements.
En conclusion, le RCET-CPS appelle la population congolaise à ne pas soutenir cette manifestation, qu’il qualifie d’« agitation stérile » et de « non-sens ». Le mouvement réaffirme son attachement aux idéaux d’Étienne Tshisekedi, à la non-violence ainsi qu’au respect des institutions de la République, estimant que le développement du pays passe par la stabilité politique et le respect de l’ordre constitutionnel.
José Kapuku Mushilayi
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