Une vive polémique secoue la scène politique congolaise après des propos attribués au président Félix Tshisekedi qualifiant son prédécesseur, Joseph Kabila, de « chien ». Cette sortie, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité de nombreuses réactions, dont celle de l’ancien gouverneur du Lualaba, Richard Muyej, qui dénonce des déclarations « offensantes » et appelle les responsables politiques à privilégier un discours rassembleur et respectueux de la dignité des institutions.
« C’est avec un profond regret que j’ai pris connaissance des déclarations offensantes tenues par le Président de la République à l’égard de son prédécesseur, dont chacun garde en mémoire la transition pacifique et exemplaire.
Qu’une telle sortie survienne en pleine célébration d’un succès sportif national — un moment qui devrait sceller notre unité — heurte la conscience collective et fragilise les repères moraux de notre jeunesse. Le chef de l’État se situe au premier rang de la sphère de référence pour les générations futures ; la dignité de sa fonction exige une parole qui rassemble, inspire et éduque, plutôt qu’elle ne divise.
Force est de constater, avec une profonde inquiétude, que ce positionnement n’est plus un incident isolé, mais tend à devenir une constante de gouvernance. »
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