Les États-Unis franchissent un nouveau cap dans le dossier sécuritaire de l’Est de la République démocratique du Congo. Washington a officiellement annoncé des sanctions ciblées contre l’Armée rwandaise (RDF), accusée de soutenir activement la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23).
Quatre hauts gradés de la RDF sont directement visés par ces mesures :
- Vincent Nyakarundi, Chef d’état-major de la RDF
- Ruki Karusisi, Général-Major et commandant de la 5ᵉ division d’infanterie
- Mubarakh Muganga, Chef d’état-major général
- Stanislas Gashugi, Commandant des opérations spéciales
Selon les autorités américaines, la RDF soutiendrait, entraînerait et combattrait aux côtés du M23 dans l’Est congolais, en violation des engagements internationaux en faveur de la paix.
Des sanctions à fort impact financier
Les mesures prises par Washington comprennent le gel des avoirs détenus aux États-Unis, l’interdiction de transactions financières avec des entités américaines et un isolement accru du système financier international pour les personnes sanctionnées.
Dans un communiqué, le U.S. Department of the Treasury affirme que ces sanctions « visent à soutenir la paix en RDC » et à responsabiliser les acteurs impliqués dans l’instabilité régionale.
Le M23 déjà sous sanctions
Le M23 est déjà sanctionné par les États-Unis et les Nations unies. Le groupe rebelle est accusé de graves violations des droits humains, d’avoir provoqué une crise humanitaire majeure et d’avoir pris le contrôle de plusieurs localités stratégiques dans le Nord-Kivu.
Washington estime que l’appui présumé du Rwanda au M23 constitue une violation flagrante des Accords de paix de Washington et compromet les efforts diplomatiques en cours pour stabiliser la région des Grands Lacs.
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