À Kolwezi, le 30 juin n’était pas une simple date inscrite sur le calendrier : c’était un écho venu de l’histoire, un souffle patriotique qui a traversé les décennies pour atteindre le cœur même de l’industrie.
À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, la société minière COMMUS Global SAS, filiale du groupe chinois ZIJIN Mining, a organisé une cérémonie sobre mais chargée de sens, rassemblant cadres, employés congolais et chinois, autorités coutumières et invités. Une initiative placée sous le sceau du respect mutuel et d’une coopération sino-congolaise tissée au fil du travail.

La cérémonie s’est ouverte devant le bureau administratif de l’entreprise. Dans une solennité, trois drapeaux ont pris leur envol. En tête, le drapeau bleu ciel étoilé de la RDC, hissé par un élément de la Police nationale congolaise, au rythme de Debout Congolais, hymne de liberté. Puis vint l’étendard rouge de la République populaire de Chine, porté par l’écho lointain d’un partenaire fidèle. Enfin, le pavillon du groupe ZIJIN, flanqué de son hymne corporatif, scella ce moment en une trilogie de symboles : la nation, l’allié, l’entreprise.

Prenant la parole, le directeur adjoint en charge de la production, Franck Kapenda Mutshaka, a pris à témoin les cœurs et les consciences :
« Le 30 juin 1960 restera à jamais gravé dans nos mémoires comme le jour où notre peuple a accédé à la souveraineté nationale, avec la volonté ferme de tracer lui-même le chemin de son avenir. »
Une phrase comme un flambeau tendu à la jeunesse, une métaphore du courage d’hier pour inspirer le labeur d’aujourd’hui.
« Aujourd’hui, nous célébrons cette journée au sein de COMMUS SAS, entreprise née d’un partenariat entre la RDC et la Chine. Cette collaboration est le reflet de ce que nous pouvons accomplir lorsque des peuples aux histoires différentes s’unissent autour d’un objectif commun : le progrès, le développement et la prospérité partagée. »
Le directeur Franck n’a pas manqué de rappeler que l’indépendance est un verbe qui se conjugue au présent :
« Restons unis, déterminés, et tournés vers l’avenir. Que chacun de nous soit un artisan de progrès, un acteur de transformation, et un ambassadeur de notre nation. »

Le chef de groupement Kazembe, gardien spirituel des terres accueillant la société, a apporté une dimension mystique à la cérémonie. Dans un discours court mais chargé de symboles, il a imploré les ancêtres, ces voix muettes de la terre, pour qu’ils veillent sur les activités minières.

Après les mots, les tambours. La célébration s’est poursuivie dans la grande salle de cérémonies, transformée pour l’occasion en un théâtre de la culture locale.

Des danses folkloriques Sanga, comme autant de récits chantés, ont côtoyé des rythmes mondains. La culture a dansé avec l’industrie, le patrimoine avec le présent.
A la fin, un concours de danse pour la jeunesse locale. Une jeunesse qui, par ses pas et sa créativité, a rappelé que l’avenir se célèbre en mouvement. Les trois meilleurs ont été récompensés, dans une ambiance de fraternité et de fierté communautaire.
Pascal MULAND
Leave a comment