Dans un pays où le président prône haut et fort la liberté d’expression, il semble que certains sous-fifres zélés n’aient pas encore reçu la note de service.
Ce 24 Juin, Léopold Lotuyolo, président de la Brigade des Enseignants, vient d’en faire les frais. Son crime ? Avoir levé le voile sur une école qui facturait des frais d’examen à la tête de l’élève, loin des barèmes officiels. Résultat : direction le parquet de Matete, non pas pour témoigner, mais pour croupir.
Connu pour son franc-parler et sa lutte contre les anti-valeurs dans le secteur éducatif, le nom de Léopold lotuyolo vient s’ajouter à longue liste de ceux que l’on préfère faire taire plutôt que d’écouter.
Face à ce scandale, l’activiste Méliès Ndelo, n’a pas mâché ses mots. Dans une déclaration salée, il dénonce “un acte liberticide qui remet en cause les fondements même de l’État de droit”, tout en exigeant la libération immédiate de son collègue.
Si le pays veut rester cohérent avec ses discours, notamment celui de l’État de droit, il est temps que les geôles se vident de ceux qui osent parler et se remplissent enfin, de ceux qui profitent en silence.
Car à ce rythme, la lutte contre la corruption deviendra une matière facultative, notée sur base de l’hypocrisie.
La rédaction
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