Les activités sont paralysées ce lundi 19 octobre 2026 dans plusieurs quartiers de Kolwezi. À Kasulo, à l’UCK, à Kanina, à Musonoie, à Kazembe ainsi que sur l’axe T17, les creuseurs artisanaux manifestent contre une opération de contrôle menée dans les entités de traitement et les comptoirs d’achat de minerais.
La colère des creuseurs s’explique par une situation économique de plus en plus critique. Depuis la fermeture des entités de traitement, la crise financière s’accentue dans le secteur artisanal. Les creuseurs n’ont nulle part où vendre leurs minerais, ce qui les prive de revenus et aggrave leur précarité. Selon eux, l’opération de contrôle en cours freine davantage l’écoulement de leurs produits.
La tension est montée d’un cran sur l’axe Kasulo-Luilu, où des véhicules ont été caillassés et des passagers blessés. Des pneus brûlés ont également été signalés sur la RN39, alimentant une situation de sauve-qui-peut, les usagers cherchant à éviter les zones de confrontation. À l’UCK, la police tente de calmer les manifestants jusqu’à 12h, mais sans succès jusqu’à présent. Les forces de l’ordre sont déployées pour contenir les débordements et rétablir la circulation, tandis que les creuseurs maintiennent leur mouvement pour dénoncer des contrôles qu’ils jugent pénalisants.
La même situation se vit dans les quartiers Kanina et Musonoie, où les creuseurs artisanaux ont caillassé des véhicules et perturbé la circulation. Ils réclament, comme leurs pairs de Kasulo et de l’UCK, la réouverture des comptoirs d’achat de minerais. Sur l’axe T17, les creuseurs manifestent également, étendant ainsi le mouvement à d’autres artères de la ville minière. Pour disperser les manifestants à Kasulo et à Kazembe, la police a fait usage de cartouches lacrymogènes.
Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan officiel ni pris position sur les revendications des creuseurs. La situation reste tendue dans plusieurs quartiers de Kolwezi, où les acteurs du secteur artisanal appellent à une solution rapide pour éviter une escalade.
Article rédigé à partir des informations disponibles en milieu de journée ; les faits et le bilan sont susceptibles d’évoluer.

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