Invité de l’émission “Kinshasa Direct” diffusée sur Télé 50, Gabriel Mokia, président national du Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO) et cadre de l’Union Sacrée de la Nation, s’est longuement exprimé sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité politique en République démocratique du Congo.
Au cours de cet entretien exclusif, l’homme politique a abordé sans détour la situation préoccupante de la ville de Kinshasa, le coup de colère du Chef de l’État lors de sa visite au marché central “Zando”, ainsi que le débat autour de la révision ou du changement de la Constitution de 2006.
Revenant sur la récente descente du Président de la République, Félix Tshisekedi, au grand marché Zando de Kinshasa, Gabriel Mokia a estimé que l’indignation du Chef de l’État était pleinement justifiée face à l’état d’insalubrité avancée et à la mauvaise gestion observée dans la capitale congolaise.
Selon lui, la situation actuelle de Kinshasa reflète un sérieux manque de responsabilité des autorités urbaines et locales.
« Ce qui se passe à Kinshasa est inadmissible. La ville est sale, désorganisée et abandonnée. Le Président de la République a raison d’être en colère », a déclaré Gabriel Mokia.
Le président du MDCO a pointé du doigt la responsabilité directe de l’Hôtel de ville, des bourgmestres ainsi que des chefs de quartiers, qu’il accuse de négligence dans l’exercice de leurs fonctions.
Pour Gabriel Mokia, la dégradation de l’environnement urbain constitue même une forme de sabotage contre les efforts du Chef de l’État visant à améliorer les conditions de vie de la population congolaise.
Il a ainsi appelé à des sanctions exemplaires contre les responsables administratifs défaillants afin de restaurer l’ordre et l’assainissement dans la capitale.
Révision de la Constitution : le MDCO dit “Oui”
L’autre point majeur de cet entretien a concerné le débat national autour de la révision ou du changement de la Constitution de 2006.
Sur cette question sensible, Gabriel Mokia a affirmé sans ambiguïté que son parti soutient l’option du “Oui” à un éventuel référendum
constitutionnel.
Selon lui, la Constitution actuelle ne répond plus totalement aux réalités politiques et sociales du pays.
« Cette Constitution a été imposée dans un contexte particulier et sous influence étrangère. Aujourd’hui, les Congolais doivent avoir le courage de réfléchir à une loi fondamentale adaptée à leurs réalités », a soutenu le leader du MDCO.
Gabriel Mokia a également salué plusieurs réformes sociales initiées sous la présidence de Félix Tshisekedi, notamment la gratuité de l’enseignement primaire et la gratuité de la maternité, qu’il considère comme des avancées majeures en faveur du peuple congolais.
Pour lui, toute réforme constitutionnelle devrait permettre de consolider ces acquis sociaux et renforcer la souveraineté nationale.
Un appel à l’engagement politique
Profitant de cette tribune médiatique, Gabriel Mokia a invité les Congolais à participer activement au débat démocratique sur l’avenir du pays, tout en appelant les militants et sympathisants du MDCO à rester mobilisés autour des idéaux du parti.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par une montée des discussions politiques autour des réformes institutionnelles et des défis liés à la gouvernance en République démocratique du Congo.
José Kapuku Mushilayi
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