Home Société Deux ans après l’assassinat de Chérubin Okende, Moïse Katumbi réclame justice : « un crime d’État ne devrait pas se refermer sous le poids de l’oubli. »
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Deux ans après l’assassinat de Chérubin Okende, Moïse Katumbi réclame justice : « un crime d’État ne devrait pas se refermer sous le poids de l’oubli. »

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Deux années se sont écoulées depuis que Chérubin Okende a été arraché à la vie, dans des circonstances aussi troubles que tragiques.

En ce jour de douloureux souvenir, Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour la République, a élevé la voix pour honorer la mémoire de son compagnon de lutte, tout en exigeant que lumière soit faite sur ce crime qui, à ce jour, demeure impuni.

« Chérubin Okende nous a été enlevé il y a deux ans », commence-t-il, dans un message empreint à la fois d’émotion, de gravité et d’indignation.

À travers ces mots, Katumbi ravive la mémoire d’un homme que tous reconnaissent pour son intégrité, sa constance morale et son engagement indéfectible au service de la justice, du dialogue et de l’idéal républicain.

« À celles et ceux qui l’ont connu, Chérubin laisse le souvenir d’un homme de conviction. Son engagement pour la justice, sa foi dans la République et son attachement aux valeurs de paix, de solidarité et de dialogue en font à tout jamais une figure de référence. »

Mais au-delà de l’hommage, c’est une exigence de vérité que formule l’homme d’État, avec une force tranquille et une détermination sans faille. Car, selon lui, il ne saurait y avoir de paix durable sans justice, ni de République digne sans vérité :

« Aucun hommage, aussi sincère soit-il, ne saurait se substituer à la vérité. Justice doit lui être rendue. Toute la lumière doit être faite sur les circonstances de sa mort. Parce qu’un crime d’État ne devrait pas se refermer sous le poids de l’oubli. Parce que l’honneur de la République est en jeu. »

Alors que l’affaire demeure étouffée dans une opacité préoccupante, Katumbi élève une voix claire contre l’oubli organisé et contre l’impunité érigée en règle. Il le rappelle avec une lucidité glaçante : les enfants de Chérubin, sa famille, ses amis, tout comme la Nation entière, ne réclament rien de plus que ce qui leur est dû :

« Ses enfants, sa famille, ses proches ont droit à la vérité. La Nation aussi. »

Et dans une formule lourde de sens, il lie la vérité au destin même de la République :

« Mettre fin à l’impunité, c’est aussi ouvrir une voie incontournable vers la réconciliation. Sans justice, aucune paix durable ne pourra s’enraciner dans le pays. »

Pascal MULAND

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