Depuis plus d’un mois, la morgue de l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Tshikapa est à l’arrêt. Une situation critique qui bouleverse le quotidien des habitants et met en lumière de sérieuses difficultés dans la prise en charge des décès dans la ville.
Selon planetemedia.net .
Dans plusieurs familles, le deuil se vit désormais dans des conditions éprouvantes. Faute de conservation adéquate des corps, les enterrements sont retardés, parfois dans l’incertitude et la confusion. Pour beaucoup, il devient difficile, voire impossible, de rendre un dernier hommage digne à leurs proches disparus.
Sur place, l’inquiétude laisse progressivement place à la colère. Les habitants dénoncent une absence de réaction des autorités face à une crise pourtant jugée urgente. À Tshikapa, six élus — quatre provinciaux et deux nationaux — sont censés porter la voix de la population. Mais leur implication dans ce dossier reste, selon plusieurs témoignages, quasi inexistante.
Certains citoyens pointent du doigt un décalage entre les priorités affichées par ces responsables et les réalités locales. Des initiatives à caractère social, comme la distribution de pagnes récemment médiatisée, sont perçues comme insuffisantes face à l’ampleur des besoins, notamment dans le secteur de la santé.
En attendant une solution, les conséquences continuent de s’aggraver. L’absence de morgue fonctionnelle ne pose pas seulement un problème logistique, mais soulève également des enjeux sanitaires et humains majeurs.
Dans les rues de Tshikapa, un appel se fait de plus en plus pressant : celui d’actions concrètes. La population exige des mesures rapides pour réhabiliter cette infrastructure essentielle et éviter que la crise ne s’enlise davantage.
José Kapuku Mushilayi
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