À l’UNISIC, la rectrice Bayedila semble avoir confondu rigueur administrative et démonstration d’autorité expéditive.
En s’appuyant sur la loi n°18/038 et le Vade-mecum de l’ESU pour révoquer en bloc plusieurs agents, elle prétend agir au nom de la légalité.
Pourtant, derrière ce vernis juridique, de nombreux spécialistes du droit dénoncent une décision précipitée, bancale et dangereusement éloignée des principes fondamentaux du droit administratif congolais, notamment ceux de la sécurité juridique et de la non-rétroactivité.
Car les agents ainsi balayés ont, pour la plupart, travaillé durant des années avec des décisions rectorales régulières, perçu leurs salaires et assumé des responsabilités pédagogiques et administratives.
Les effacer aujourd’hui d’un simple trait de plume revient à nier leur parcours et à transformer des actes autrefois validés par l’institution elle-même en fautes soudainement condamnables.
Malencontreusement, aucune procédure contradictoire, aucune audition, aucune notification individuelle ne leur a été accordée, en violation flagrante d’une jurisprudence pourtant bien établie.
En assimilant des erreurs de gestion à des fautes personnelles, la rectrice Bayedila semble surtout chercher des boucs émissaires plutôt que des solutions.
Or, en droit, la responsabilité première incombe à l’autorité de nomination, non aux agents exécutants.
À vouloir jouer les justicières administratives sans respecter les règles du jeu, la direction de l’UNISIC expose l’institution à des contentieux coûteux et à une crise de crédibilité. Un « nettoyage » mal fait qui risque, au final, de salir bien plus qu’il ne répare.
La Rédaction
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