La Confédération africaine de football (CAF) a décidé de suspendre, à partir de janvier 2026, l’homologation du stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa. Une décision lourde de conséquences pour le football congolais, désormais privé de sa plus grande enceinte sportive pour l’organisation des rencontres officielles des compétitions africaines.
La mesure a été officiellement notifiée à la Fédération congolaise de football association (FECOFA), par l’entremise du Comité de normalisation (CONOR). Elle s’appuie sur un rapport technique détaillé faisant état de nombreuses insuffisances constatées sur le site.
Selon la CAF, plusieurs infrastructures du stade ne répondent plus aux standards requis pour l’accueil des matchs internationaux. Parmi les points jugés critiques figurent l’état des installations sanitaires, la vétusté des équipements médicaux ainsi que les zones dédiées à la compétition. L’instance africaine pointe également de sérieuses préoccupations sécuritaires, notamment aux abords du stade, ainsi qu’un environnement général jugé inadapté à l’organisation de rencontres nocturnes.
Face à ces manquements, la CAF exige l’exécution de travaux lourds et ciblés avant toute éventuelle levée de la suspension. La FECOFA a d’ores et déjà réceptionné une liste précise des interventions obligatoires à réaliser, ouvrant ainsi une véritable course contre la montre pour les autorités sportives et étatiques.
Des clubs contraints à l’exil
La suspension du stade des Martyrs bouleverse profondément le calendrier et l’organisation des clubs congolais engagés dans les compétitions interclubs de la CAF. Désormais, aucune rencontre continentale ne peut être disputée dans cette enceinte emblématique de Kinshasa.
À ce jour, un seul stade demeure homologué en République démocratique du Congo : le stade TP Mazembe de Lubumbashi. Cette infrastructure s’impose comme la principale alternative pour accueillir les matchs dits « à domicile » des équipes congolaises.
Engagée en Coupe de la CAF, l’AS Maniema Union est directement concernée. Le club de Kindu devra soit délocaliser ses rencontres au stade TP Mazembe, soit opter pour un exil hors des frontières nationales, dans un pays disposant d’infrastructures conformes aux exigences de la CAF.
En attendant la mise en œuvre effective des travaux requis, le football congolais est contraint de composer avec une réalité difficile : l’indisponibilité de son principal stade international, symbole historique des grandes heures du sport national.
José Kapuku Mushilayi
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