Près de deux mois après l’annonce d’un audit externe sur la gestion du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), le Consortium CASMIA-G ASBL, JUSTICIA ASBL et APDHJ s’interroge sur l’absence de toute avancée concrète.
Depuis le communiqué publié le 14 octobre 2025, aucune information officielle n’a été rendue publique sur le démarrage ou l’état d’avancement de cet exercice de contrôle.
Un silence qui inquiète la société civile
Pour les organisations signataires, ce silence prolongé entretient des zones d’ombre et alimente les inquiétudes autour de la gestion de cette structure publique. Elles estiment que l’opacité actuelle va à l’encontre des principes de transparence et de redevabilité, alors même que le FONAREV administre des fonds provenant de la redevance minière de 1 %, prélevée dans des zones particulièrement touchées par l’activité extractive.
Selon ces organisations, les communautés concernées disposent d’un droit légitime à l’information sur l’utilisation de ces ressources, conformément aux dispositions du Code minier, notamment son article 7 ter.
Institutions de contrôle interpellées
Le Consortium pointe également le mutisme de deux organes essentiels au contrôle de la gestion publique : l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes.
Aucune de ces institutions n’a, pour l’heure, communiqué sur une éventuelle initiative visant à examiner la gestion du FONAREV.
Appel à une action rapide
Face à cette situation, les trois organisations renouvellent leur appel aux autorités compétentes. Elles demandent que l’IGF et la Cour des comptes ouvrent sans délai un audit externe, indépendant et transparent, estimant que cet exercice est indispensable pour clarifier l’usage des fonds publics gérés par le FONAREV.
Les organisations affirment maintenir leur engagement en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et de la redevabilité, qu’elles qualifient de « non négociables ».

Pascal MULAND
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