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RDC : 31 jours sans passeport, Seth Kikuni crie à l’abus de pouvoir

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L’homme politique et entrepreneur congolais Seth Kikuni tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Dans une publication diffusée sur son compte Facebook, il affirme que son passeport est détenu depuis plus d’un mois par la Direction Générale de la Migration (DGM), sans aucune justification légale et en violation de ses droits fondamentaux.

Selon ses déclarations, son document de voyage a été confisqué il y a exactement 31 jours, à la suite de son arrestation par l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) à l’aéroport international de N’djili. Depuis, aucune notification officielle ne lui aurait été fournie pour expliquer cette mesure.

« Rendez-moi mon passeport », réclame-t-il, dénonçant « une rétention arbitraire, sans base légale, sans décision de justice et sans aucune raison valable ».

Accusations de chantage et d’intimidation

Seth Kikuni assure avoir entrepris plusieurs démarches afin de récupérer son passeport, sans succès. Il évoque des obstacles permanents, allant du chantage à l’intimidation, en passant par des « propositions indécentes » émanant, selon lui, de certaines autorités.

« À travers la DGM, le gouvernement me prive injustement de ce qui m’est dû », affirme-t-il, estimant être une fois de plus victime « d’un régime qui bafoue (son) droit constitutionnel à la libre circulation ».

Une violation des instruments nationaux et internationaux

Dans sa déclaration, l’ancien candidat à la présidentielle rappelle que la confiscation de son passeport viole plusieurs textes juridiques nationaux et internationaux :

  • La Constitution de la RDC, notamment son article 30 garantissant la liberté de circulation ;
  • La Déclaration universelle des droits de l’Homme (article 13) ;
  • Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 12) ;
  • La Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (article 12).

Il se réserve, par ailleurs, le droit de saisir la justice pour faire sanctionner ce qu’il qualifie d’atteinte grave à ses droits.

Pour l’heure, la DGM et les autorités concernées n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations.

Pascal MULAND

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