La Ligue de Football du Kasaï Occidental (LIFKOC) a annoncé, ce mardi 14 octobre 2025, la suspension de Samuel Kayembe Muamba et de Dieudonné Kabasua Batadi, respectivement président et secrétaire exécutif de l’Entente Urbaine de Football de Kananga (EUFKANA), pour insubordination.
Les deux dirigeants sont sanctionnés pour manquement à l’une des obligations statutaires prévues à l’article 14, point A, des statuts de la LIFKOC, qui stipule :
“Les membres de la LIFKOC ont l’obligation d’observer en tout temps les statuts, règlements, directives et décisions de la FIFA, de la CAF, de la FECOFA ainsi que de la LIFKOC, et de les faire respecter par leurs membres.”
Saisie par des correspondances de l’EUFKANA et des délégués des clubs membres, la LIFKOC avait, via sa lettre du 10 octobre 2025, ordonné la suspension de l’assemblée générale prévue le 11 octobre, le temps de statuer sur le litige entre les deux parties. Cette décision s’appuyait sur les articles 31, points 3 et 5, des Règlements Généraux Sportifs, conférant à la LIFKOC le pouvoir de « favoriser et entretenir les bonnes relations entre les entités sportives et clubs de leurs juridictions, ainsi que de veiller et contrôler leur gestion ».
Malgré cette instruction, l’EUFKANA a refusé de se conformer et a maintenu la tenue de son assemblée. Ce comportement, qualifié d’insubordination grave, viole non seulement l’article 14 des statuts de la LIFKOC, mais également l’article 16 des statuts de la FECOFA, exposant les auteurs à des sanctions disciplinaires prévues à l’article 71 du code disciplinaire de la FECOFA.
À l’issue de sa séance extraordinaire du 14 octobre 2025, la LIFKOC a décidé :
- Samuel Kayembe : 12 mois de suspension et une amende de 100 dollars américains (ou équivalent en francs congolais) ;
- Dieudonné Kabasua : 24 mois de suspension et une amende similaire.
Ces sanctions entraînent également la perte des prérogatives liées à leurs fonctions au sein de l’EUFKANA.
La LIFKOC avertit que toute récidive sera punie plus sévèrement, réaffirmant sa détermination à faire respecter la discipline et l’autorité dans sa juridiction.
José Kapuku Mushilayi
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