Mercredi 17 septembre, la plénière présidée par le Premier Vice-président a été traversée par des tensions et une agitation palpable. Certains députés, visiblement décidés à se faire entendre, ont animé l’hémicycle de manière mouvementée.
Le moment fort de la séance est venu de la tribune de Justin Bitakwira. Inspiré par la sagesse de sa « grand-mère », le député national a voulu alerter ses collègues sur la perception qu’ont les Congolais, alors qu’une partie du pays est occupée.
« Je viens du front et le peuple se demande si nous sommes dans une république normale où une ou plusieurs parties du pays sont occupées. Et quand ce peuple nous regarde, il pense qu’il a en face de lui des inconscients », a-t-il lancé, interrompu par le vacarme de certains députés.
Après une pause pour reprendre son souffle, il a promis de rester pertinent. Mais ses paroles ont de nouveau provoqué des remous.
« Quand une maison brûle, on fait appel aux extincteurs et non à ceux qui allument le feu. Je suis devant vous comme un témoin des massacres, des morts… », a-t-il insisté, rappelant la sagesse africaine, avant d’être encore une fois stoppé.
« Si pour une fois, en tant que griot national, on n’a pas besoin de m’écouter, je cède le micro pour ne rien dire », a conclu l’élu d’Uvira, dans une intervention à la fois directe, musclée et adaptée aux défis que doit relever le pays.
Cette plénière s’inscrit dans le cadre du processus menant au vote de déchéance de certains membres du bureau. Elle ouvrira la voie à la création d’une commission chargée d’examiner les pétitions contre tous les membres du bureau, sauf Christophe Mboso et Jean-Claude Tshilumbayi. Selon une source de dernière minute, le Premier Vice-président sera également passé au crible. Une motion ayant déjà recueilli plus de 70 signatures devrait être déposée dans les prochaines heures.
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