À l’occasion de la visite officielle du président Félix Tshisekedi au Kazakhstan, Eurasian Resources Group (ERG) et la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) ont signé un accord transactionnel visant à régler leurs différends autour du projet minier Swammines. Une étape qualifiée d’« historique » dans les relations entre Kinshasa et Astana, qui ouvre la voie à une coopération renforcée dans le secteur stratégique des métaux et des mines.
Un litige soldé devant la CCI de Paris
Dans son communiqué, Eurasian Resources Group annonce que ses filiales, Africo Resources SARL et la Société d’Exploitation des Gisements de Kalukundi SAS (Swammines), ont conclu un accord transactionnel avec Gécamines. Celui-ci met un terme aux contentieux qui opposaient les parties devant les tribunaux arbitraux constitués sous l’égide de la Chambre de Commerce Internationale à Paris.
L’accord « établit un cadre pour faire avancer le projet Swammines sur une base coopérative », souligne le texte. Il prévoit une augmentation de la participation de Gécamines et traduit « l’engagement partagé des parties de se concentrer sur le développement pérenne du projet dans l’intérêt de toutes les parties prenantes, y compris les communautés locales ».
Un esprit de coopération renouvelé
Shukhrat Ibragimov, Président Directeur Général d’ERG et Président du Conseil d’Administration, s’est félicité de ce rapprochement :
« Nous sommes ravis d’avoir trouvé un terrain d’entente avec Gécamines et de pouvoir désormais avancer ensemble dans un esprit de coopération renouvelé pour développer le projet. Nous nous réjouissons de la relation bilatérale renforcée entre le Kazakhstan et la RDC, y compris dans les métaux et les mines, où les deux pays ont une position unique et un potentiel très fort. »
Le dirigeant kazakh estime que la réunion bilatérale entre Félix Tshisekedi et Kassym-Jomart Tokayev doit donner « un élan supplémentaire à ERG pour mettre en œuvre sa stratégie en RDC, basée sur une collaboration efficace avec nos partenaires et le soutien au niveau réglementaire de l’État congolais ».
La RDC, un acteur central des chaînes mondiales
Shukhrat Ibragimov a également mis en avant le rôle stratégique de la République démocratique du Congo :
« Le Kazakhstan est l’une des destinations d’investissement les plus attrayantes d’Asie et vient d’annoncer le lancement d’un nouveau cycle d’investissement, visant à stimuler le développement des secteurs de haute technologie. Dans cette optique, la visite officielle du président de la RDC, qui occupe une place centrale dans les chaînes d’approvisionnement mondiales pour les minéraux critiques, peut offrir de nombreuses opportunités bénéfiques pour les investisseurs et ouvrir de nouvelles voies pour une coopération réussie entre les entreprises représentant chacun des pays. »
Et d’ajouter :
« Nous avons été la première entreprise kazakhstanaise à établir des opérations en RDC et, alors que les pays s’engagent dans une nouvelle ère de coopération mutuellement bénéfique, nous sommes déterminés à soutenir nos partenaires tant au Kazakhstan qu’en RDC dans ce parcours inspirant et très ambitieux. »
ERG, un investisseur de long terme en RDC
Le communiqué rappelle qu’ERG a investi près de 9 milliards de dollars américains en RDC depuis 2009. Le groupe emploie 4 300 personnes dans ses filiales locales et affirme verser en moyenne 1,5 milliard de dollars d’impôts et de redevances à l’État congolais chaque année.
Présent parmi les principaux producteurs mondiaux de cuivre et de cobalt, ERG se positionne comme un partenaire stratégique de long terme pour la République démocratique du Congo, au moment où le pays cherche à consolider son rôle de leader mondial des minerais critiques pour la transition énergétique.
Pascal MULAND
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