L’ancien président congolais Joseph Kabila tire à boulets rouges sur le gouvernement en place. Dans une déclaration publiée par Jeune Afrique, il dénonce persécution politique, corruption et spoliation des provinces minières, avertissant que les conséquences en incomberont entièrement au pouvoir actuel.
« Soyons clairs », écrit Joseph Kabila. « Premièrement, aucune réconciliation véritable n’est possible tant que les violations des droits humains, les poursuites politiques et la persécution de la société civile et des leaders de l’opposition persistent. Deuxièmement, si ces politiques mal avisées se poursuivent, les conséquences dramatiques qui en découleront pour la Nation et la région seront de la seule responsabilité du régime en place. »
L’ancien président dénonce également les accusations de trahison dont il fait l’objet : « Ces fausses accusations ne servent qu’à détourner l’attention des nombreux cas de corruption, de mauvaise gouvernance, de tribalisme et de népotisme qui gangrènent le cercle proche du pouvoir. »
Joseph Kabila met particulièrement en lumière la situation des provinces riches en minerais, notamment au Katanga : « Le peuple congolais connaît la vérité : sa famille et ses alliés politiques sont profondément impliqués dans le pillage des provinces, siphonnant les ressources publiques tandis que les citoyens ordinaires continuent de vivre dans une pauvreté abjecte. Nul ne peut parler de justice en présidant à un vol systémique au cœur même de son régime. »
Cette déclaration survient dans un contexte de tensions politiques croissantes en RDC, où l’opposition et la société civile dénoncent régulièrement la corruption, les atteintes aux droits humains et le manque de transparence au sommet de l’État.
Leave a comment