À la veille des élections tant attendues du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), le processus électoral censé incarner la vitalité démocratique de la jeunesse congolaise vire au scandale.
Loin d’une compétition ouverte, inclusive et équitable, le processus est entaché de manœuvres opaques et d’exclusions arbitraires. Plusieurs candidatures ont été écartées à la dernière minute, sans explication officielle, semant la confusion et l’indignation au sein des jeunes. Comment peut-on construire une démocratie avec une jeunesse bâillonnée et trahie dès l’étape de sélection ?
Les faits sont clairs : les dépôts de candidatures ont été clôturés depuis le 7 août, mais c’est seulement le 30 août à la veille du scrutin que de nombreux candidats ont appris leur exclusion. Aucun recours, aucune transparence, aucune explication.
Certaines sources recoupées révèlent une volonté manifeste d’imposer des candidatures uniques à chaque poste, tuant ainsi toute concurrence et préparant le terrain à une élection verrouillée d’avance. Ce sabotage électoral laisse penser que tout a été organisé pour favoriser les arrangements politiques et les intérêts partisans au détriment de l’intérêt général.
Parmi les victimes de ce coup de force, on retrouve des profils crédibles comme Méliès Ndelo, candidat au poste de conseiller en charge de l’éveil patriotique. Son éviction, comme celle d’autres jeunes engagés, illustre une stratégie de mise à l’écart systématique des voix indépendantes.
Derrière cette opération, plusieurs sources pointent du doigt la secrétaire générale au ministère de la Jeunesse, Thérèse MbujiBungi, présentée comme l’architecte silencieuse de ce désordre institutionnalisé. Une gestion qui choque, surtout dans un contexte où la jeunesse congolaise attend des réponses concrètes à ses problèmes, pas des manipulations politiciennes.
Ce qu’il se passe aujourd’hui au CNJ est le symbole d’un système qui refuse de faire confiance à sa jeunesse. En sacrifiant la légitimité du processus électoral, on détruit une fois de plus l’espoir d’une génération déjà confrontée au chômage, à l’insécurité et à la marginalisation.
La RDC ne peut pas prétendre préparer son avenir tout en étouffant ceux qui devraient en être les bâtisseurs.
La Rédaction
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