Dans une lettre ouverte, un opérateur minier du Lualaba alerte sur une crise de gouvernance qui fragilise le secteur extractif et menace la stabilité sociale. Il met directement en cause le ministre provincial des Mines, accusé d’ingérence, de népotisme et d’absence de contrôle.
Dans un courrier adressé à la gouverneure Fifi Masuka Saini, l’opérateur minier Jeje Mulolo tire la sonnette d’alarme et dénonce la gestion « chaotique » du ministre provincial des Mines, Nico Wamana.
« Le secteur minier, pierre angulaire de l’économie de notre province et source de subsistance pour des milliers de nos concitoyens (…) traverse aujourd’hui une crise de gouvernance qui menace la stabilité sociale et l’avenir économique du Lualaba », écrit-il.
Selon Mulolo, ce ministère, censé incarner rigueur et transparence, se serait transformé en foyer d’anarchie et de favoritisme. Il évoque notamment « l’ingérence manifeste dans les affaires relevant exclusivement de la compétence des creuseurs artisanaux », « l’absence d’encadrement effectif des sites miniers » et le « défaut de contrôle rigoureux des coopératives minières ». Autant de dérives qui constitueraient la partie visible d’un « iceberg d’incompétence et de népotisme » menaçant les fondements mêmes de la paix sociale.

Pour l’opérateur minier, ces manquements traduisent « une incompétence notoire dans la gestion des responsabilités ministérielles » et un « népotisme manifeste », qui sapent la confiance des exploitants artisanaux et de l’opinion publique envers les institutions provinciales.
Il met en garde : « Le silence face à une telle situation risquerait d’entraîner des mouvements de contestation et des soulèvements de la part des creuseurs artisanaux, ce qui serait préjudiciable à la paix sociale ».
Mulolo ne se limite pas à alerter. Il recommande une mesure ferme : « Écarter de ses fonctions l’actuel Ministre provincial des Mines, Nico Wamana, dont la gestion a démontré son incapacité à assumer correctement les charges qui lui ont été confiées ».
Une telle décision, estime-t-il, relèverait de la responsabilité politique et d’un leadership éclairé, susceptible de rétablir la confiance et de prévenir l’embrasement social.
Le Lualaba, moteur économique du pays, « n’a pas besoin de ministres en apprentissage ni de gestionnaires improvisés », écrit-il encore. Il appelle la gouverneure à prendre une décision « courageuse et sans complaisance » pour restaurer l’ordre, la transparence et la sérénité dans un secteur minier sous haute tension.
Ci-dessus la lettre ouverte


REDACTION

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