L’ancien gouverneur du Lualaba s’immisce dans la controverse entourant le procès de Joseph Kabila. Dans une tribune publiée sur X, Richard Muyej stigmatise les « incohérences » de la procédure et fustige une justice aux accents de « tragédie nationale ».
Le procès de l’ancien président congolais Joseph Kabila continue d’alimenter les débats les plus vifs au sein de l’opinion publique congolaise. Ce week-end, l’ancien gouverneur du Lualaba, Richard Muyej, a pris la plume sur son compte X (ex-Twitter), dénonçant ce qu’il qualifie de « feuilleton judiciaire » aux contours incertains.
À ses yeux, la procédure se caractérise par des contradictions majeures. « On réclame 24 milliards pour trahison, mais soudain il devient espion ayant usurpé la nationalité congolaise. Curieux paradoxe : comment trahir un pays dont on ne serait pas citoyen ? », interroge-t-il, vilipendant des arguments qu’il juge « à géométrie variable ».
L’ancien compagnon de route du régime Kabila met également en lumière la posture de l’État congolais dans ce dossier : « L’État est à la fois victime, juge et accusateur. Une pièce de théâtre où l’identité du protagoniste change selon les besoins du scénario », assène-t-il, décrivant une justice aux allures de « tragédie nationale ».
Cette prise de position survient alors que les audiences demeurent émaillées de révélations successives et de tensions politiques aiguës. Pour une frange de l’opinion, ce procès constitue l’occasion de lever le voile sur les zones d’ombre de l’ère Kabila. Pour d’autres, il ne s’agit que d’une joute politique aux ressorts encore indéchiffrables.
Pascal MULAND
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