Dans les jardins feutrés d’un pavillon de la 7ème Rue à Limete Résidentiel, le corps de l’élite scientifique de l’Udps (CES-UDPS) a accueilli, le 07 Août dernier, un exposé magistral. Le directeur général de l’Agence Nationale d’Ingénierie Clinique et du Numérique de la Santé (ANICNS), Jean-Thierry TSHIBUABUA KALOMBO, y a présenté les avancées impressionnantes de son institution dans la transformation numérique du système de santé en RDC.
Le sous-thème ? « la transformation numérique du système de santé au cœur de la mise en œuvre de la couverture santé universelle et de l’inclusion financière en RDC ». Rien que ça.
Sous les néons feutrés et les regards mi-curieux mi-sceptiques de l’audience, Jean-Thierry Kalombo a aligné les réalisations de l’ANICNS comme un général exhibe ses médailles : plusieurs centres de santé du pays sont désormais équipés de systèmes d’information hospitaliers, premiers jalons posés vers un dossier médical informatisé.
Oui, en RDC, on commence à pouvoir dire adieu aux registres en papier tâchés de café. Mieux encore, des sessions de formation sont déjà organisées pour initier les prestataires de soins aux outils numériques, histoire qu’ils sachent manier une tablette aussi bien qu’un thermomètre.
Mais le clou de l’intervention reste l’annonce solennelle de l’arrivée imminente de la carte nationale d’assurance maladie. Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo en personne, s’apprête à lancer cette carte, promesse tangible d’un système de santé plus universel, plus équitable.
À l’heure où l’inclusion financière passe aussi par le carnet de santé numérique, l’État congolais semble enfin décidé à numériser autre chose que les discours.
Alors bien sûr, les sceptiques diront qu’une carte ne soigne pas une infection, qu’un logiciel ne remplace pas les médicaments absents des pharmacies, ni les médecins absents tout court. Mais reconnaissons à Jean-Thierry Kalombo et à l’ANICNS un mérite indéniable : celui d’avoir osé introduire le mot “clinique” dans la même phrase que “numérique” sans faire rire la salle.
Et à l’heure où le monde se connecte à la vitesse de la lumière, il était temps que la RDC commence à scanner autre chose que des QR codes de paiement.
La Rédaction
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