La Mutuelle de Santé des Enseignants (MESP) connaît un tournant décisif en RDC. Après plus d’une décennie d’instabilité, elle étend désormais ses actions dans les 26 provinces du pays grâce à un régime contributif de 5 000 FC par mois et par enseignant.
Cette nouvelle dynamique, lancée officiellement en mars dernier, marque une avancée concrète pour l’accès des enseignants aux soins de santé. Un virage salué par plusieurs voix syndicales, dont celle de Méliès Ndelo Ngole, qui voit dans cette initiative une réponse attendue depuis longtemps aux conditions de vie précaires du corps enseignant.
Ce mécanisme de contribution, né des travaux de la commission paritaire avec le gouvernement en août 2024, permet désormais de prendre en charge non seulement l’enseignant, mais aussi son conjoint et trois enfants; voire six enfants si les deux parents sont enseignants.
Ce progrès notable a été rendu possible par une volonté politique renforcée, notamment celle de la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, dont l’accompagnement constant a été salué par la Révérende Sœur Marie Faustine Beloko, secrétaire exécutif national de la MESP.
Pour Méliès Ndelo, cette réforme constitue un véritable levier de dignité professionnelle. Il encourage vivement la poursuite de cet élan solidaire, estimant que les enseignants, longtemps oubliés, trouvent enfin une structure qui leur offre plus qu’un simple service : une reconnaissance. « Ce travail abattu va assurément améliorer les conditions des enseignants dans notre pays. Ils doivent continuer dans cette lignée », affirme-t-il.
L’engagement des autorités et le soutien des syndicats tels que celui de Méliès Ndelo Ngole montrent que le système éducatif congolais est en pleine mutation.
En redonnant une place centrale à l’enseignant, la MESP ne fait pas qu’offrir des soins de santé : elle redonne espoir et fierté à une profession qui mérite mieux.
La Rédaction
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