Au ministère de l’éducation nationale, précisément à la DINACOPE, la gestion de la paie des enseignants relève désormais plus de la loterie que de l’administration publique.
Agents actifs désactivés sans explication, retards interminables, listes trafiquées; ce désordre organisé plonge des milliers d’enseignants et leurs familles dans une détresse silencieuse, où le frigo vide et les dettes sont devenus le nouveau programme quotidien.
Derrière chaque bulletin de paie manquant, c’est une marmite qui ne chauffe pas et une salle de classe remplie de frustration.
Les syndicats de l’éducation ont multiplié les courriers, les marches, les alertes dans les médias. Mais du côté des autorités, c’est l’indifférence qui règne en maître. Et pendant ce temps, sur le terrain, les enseignants croulent sous le poids de la pauvreté et de l’humiliation.
Ce Jeudi 26 juin 2025, les syndicats de l’éducation entendent hausser le ton. Une déclaration conjointe sera rendue publique à Kinshasa, pour dénoncer cette injustice chronique et rappeler à l’État ses engagements envers ceux qui forment la nation. Il ne s’agit plus d’une simple revendication salariale, mais d’une bataille pour la dignité. Car comment parler de gratuité de l’enseignement quand ceux qui l’assurent ne peuvent plus assurer leur propre survie ?
Assez de belles promesses sans lendemain ! Le temps est venu pour que le Président Félix Tshisekedi et la Première Ministre entendent le cri d’un secteur à bout de souffle.
Les syndicats ne comptent plus reculer, prévient l’ingénieur Méliès Ndelo. Et S’ils ne reçoivent pas de réponse, c’est la rue qui deviendra leur salle de classe. Et cette fois, ils n’enseigneront pas la grammaire, mais la résistance.
La rédaction
Je crois que c’est une bonne idée qu’ils prennent quand même au sérieux les enseignants. Trop c’est trop