La province du Kasaï fait face à une situation sanitaire préoccupante à la suite de la grève sèche déclenchée par les agents et cadres du secteur public de la santé. Devant la paralysie progressive des structures sanitaires, la ministre provinciale de la Santé, Odette Nkama Mekanda, a lancé ce vendredi 20 mars un appel pressant à l’instauration d’un service minimum afin de préserver des vies humaines.
Cette déclaration intervient au terme d’une rencontre avec les représentants syndicaux, organisée 48 heures après le début de ce mouvement de grève généralisé. Malgré les échanges, les syndicats sont restés fermes sur leurs revendications, exigeant le paiement de sept mois d’arriérés liés à la paie complémentaire, au cœur de leur mobilisation.
Face à cette impasse, la ministre a tenu à rassurer sur l’engagement des autorités provinciales. Elle a notamment souligné son implication personnelle ainsi que celle du gouverneur Crispin Mukendi, dans la recherche d’une issue rapide à cette crise qui menace gravement le fonctionnement du système de santé local.
Tout en reconnaissant la légitimité des revendications des grévistes, Odette Nkama Mekanda a insisté sur l’urgence de maintenir un service minimum dans les hôpitaux et centres de santé. Selon elle, cette mesure est essentielle pour limiter les conséquences humanitaires d’une grève qui affecte déjà lourdement la prise en charge des patients.
Sur le terrain, les effets du mouvement se font de plus en plus sentir. Plusieurs structures sanitaires tournent au ralenti, voire sont complètement paralysées, exposant les populations à de sérieux risques sanitaires.
Alors que les négociations se poursuivent, l’évolution de la situation reste incertaine. Entre la pression des syndicats et l’urgence de garantir l’accès aux soins, les autorités provinciales sont désormais appelées à trouver un équilibre capable d’éviter une aggravation de la crise.
José Kapuku Mushilayi
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