En République démocratique du Congo, le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle continue de susciter de vives réactions dans la classe politique. L’opposant congolais Martin Fayulu a récemment haussé le ton en mettant en garde toute tentative de modification de la Constitution.
Lors d’une prise de parole relayée sur les réseaux sociaux, le président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement a affirmé que le peuple congolais s’opposera fermement à toute initiative visant à toucher à la Loi fondamentale du pays.
« Celui qui va ouvrir sa gueule, oser changer la Constitution, il verra le peuple sur son chemin. Et moi, Martin Fayulu, je serai devant, étant commandant du peuple. Alors nous allons voir celui qui osera toucher à la Constitution », a-t-il déclaré dans un ton particulièrement ferme.
Par cette déclaration, l’opposant entend mobiliser l’opinion publique contre toute réforme constitutionnelle jugée contraire à l’esprit de la Constitution actuellement en vigueur en République démocratique du Congo.
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par des discussions et des suspicions autour d’une éventuelle révision de la Constitution, notamment en ce qui concerne certaines dispositions relatives à l’organisation des institutions et à la durée des mandats politiques.
Pour Martin Fayulu, toute initiative visant à modifier la Constitution doit impérativement respecter la volonté du peuple congolais et les principes démocratiques. Il appelle ainsi les citoyens à rester vigilants face à toute tentative qu’il considère comme une menace pour la démocratie.
De leur côté, certains acteurs politiques estiment que toute réforme constitutionnelle doit suivre les procédures prévues par la loi, notamment celles contenues dans l’Article 218 de la Constitution de la RDC, qui encadre le processus de révision de la Constitution.
Alors que le débat reste ouvert, cette déclaration de Martin Fayulu pourrait relancer les discussions au sein de la classe politique et de la société civile sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Plusieurs observateurs estiment que la question constitutionnelle pourrait redevenir un sujet central dans le paysage politique congolais dans les mois à venir.
José Kapuku Mushilayi
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