En marge de la convention du Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC) 2026, plus grand rassemblement mondial du secteur minier, la République démocratique du Congo a affirmé une ligne stratégique sans équivoque.
Invité au forum Mining Investment in Africa, principal événement africain consacré aux investissements miniers en Amérique du Nord, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a défendu une vision structurée et résolument industrielle.
Face à des investisseurs, dirigeants et responsables publics réunis dans la capitale économique canadienne, il a martelé que le temps de l’exportation brute est révolu.
Dans son intervention du 3 mars 2026, Louis Watum a appelé à un changement profond de paradigme. Selon lui, la valorisation des ressources naturelles ne peut plus se limiter à l’extraction et à l’exportation de matières premières. Elle doit désormais intégrer la transformation locale, le développement des compétences et la maîtrise technologique.
Rappelant que l’Afrique se trouve à un tournant stratégique, il a souligné l’urgence de rompre avec un modèle économique qui, pendant des décennies, a contraint les pays producteurs à importer à coût élevé des produits issus de leurs propres minerais transformés ailleurs.
Pour la RDC, qui détient les premières réserves mondiales de cobalt et occupe une place centrale dans les minerais stratégiques de la transition énergétique, l’ambition affichée le 3 mars 2026 est de bâtir une souveraineté minérale fondée sur la connaissance géologique, l’implication des prospecteurs et la structuration locale des projets.
La Rédaction
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