À Kolwezi, dans la province du Lualaba, l’Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits Humains (IBGDH ASBL) a exprimé de vives réserves quant à la mise en place du cadre de concertation entre élus provinciaux, qu’elle qualifie d’initiative partisane, sans portée réelle sur les exigences du développement durable et les attentes fondamentales des populations.
Dans un communiqué rendu public le 28 janvier 2026, l’organisation estime que ce mécanisme se réduit à une dynamique de positionnement politique, sans répondre aux préoccupations urgentes de la population. Elle déplore notamment la persistance des violations des droits humains et des intérêts collectifs, le déficit criant en routes de desserte agricole à travers la province, l’impraticabilité prolongée de la Route nationale numéro 39 sur l’axe stratégique Kolwezi–Dilolo, ainsi que la pénurie chronique d’énergie électrique, particulièrement à Kasaji, deuxième ville du Lualaba.
L’IBGDH ASBL évoque également l’insuffisance d’accès à l’eau potable dans plusieurs territoires, les expulsions forcées dans les zones minières, la recrudescence préoccupante de l’insécurité urbaine, marquée par des arrestations arbitraires, ainsi que l’absence de Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) au bénéfice des exploitants miniers artisanaux. Elle s’inquiète en outre des conflits d’intérêts et de l’opacité persistante dans la gestion des marchés publics, dénonçant le quasi-monopole de certaines entreprises, notamment MUSKA ENGINEERING, EMMANUEL CONSTRUCTION et MALTA FOREST. L’organisation fustige enfin la prolifération de projets inachevés — à l’instar des logements sociaux et des travaux de l’avenue Lumumba — en dépit du décaissement effectif des fonds publics.
Face à ce tableau qu’elle juge alarmant, l’IBGDH ASBL en appelle à un sursaut de responsabilité des élus provinciaux. Elle les exhorte notamment à exiger l’indemnisation juste et équitable des victimes d’expropriations illégales au village Kamikungwa et des personnes affectées par les travaux de la route Bypass II, à réclamer la formalisation du secteur de l’exploitation minière artisanale et à mettre un terme aux conflits d’intérêts dans la passation des marchés publics, afin de garantir l’égalité des chances entre entrepreneurs et de réduire les situations de monopole.
L’organisation plaide également pour la cessation des délocalisations sans réinstallations préalables, en particulier dans la ville de Kolwezi, l’accélération de l’électrification de Kasaji et des chefs-lieux de territoires, ainsi que l’entretien urgent de la Route nationale numéro 39 sur l’axe Kolwezi–Dilolo.
Tout en réaffirmant sa vigilance, l’IBGDH ASBL estime enfin que « le temps n’est plus à la manipulation de l’opinion », mais à l’exigence d’une gouvernance transparente, redevable et orientée vers des résultats concrets, seule à même de garantir un impact réel et durable sur les conditions de vie des populations du Lualaba.
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