À l’issue des travaux de la Commission ministérielle de contrôle instituée par arrêté du 26 décembre 2025, le ministre des Mines, Louis Kabamba Watum, a annoncé une levée partielle et momentanée de la suspension des activités minières et de commercialisation des entités de traitement de la filière cupro-cobaltifère opérant dans la province du Lualaba.
Cette décision, rendue publique dans un communiqué officiel daté du 5 janvier 2026, intervient après plusieurs jours d’analyses approfondies menées dans un climat de sérénité, avec l’appui du gouvernement provincial, des coopératives minières, des négociants et de la société civile.
Selon le communiqué, les contrôles ont mis en évidence des violations généralisées du Code et du Règlement miniers, notamment en matière de traçabilité et de conformité. En conséquence, la reprise des activités est strictement encadrée : seules les entités traitant des minerais issus de sites artisanaux légalement reconnus ou tolérés pourront opérer, sous la supervision étroite des services provinciaux compétents.
Chaque entité concernée recevra, dans un délai de 72 heures, une notification individuelle détaillant les mesures correctives à appliquer ainsi que les pénalités prévues par la législation en vigueur.
Le ministre des Mines précise que cette levée partielle ne constitue ni un blanc-seing ni une amnistie, mais s’inscrit dans la feuille de route de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière.
La régularisation effective de chaque entité conditionnera toute levée définitive de la suspension. Un cas particulier est signalé : la société Luilu Resources, n’ayant pas produit de preuves suffisantes de conformité, reste soumise aux restrictions et devra se présenter à la commission à Lubumbashi sous peine de sanctions aggravées.
À travers cette décision, le gouvernement réaffirme sa volonté de sécuriser la chaîne d’approvisionnement minière tout en imposant une discipline stricte dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.
La Rédaction
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