L’Olympic Club Renaissance du Congo traverse une phase décisive de sa crise institutionnelle, marquée par un événement aux implications majeures.
L’Assemblée Générale Extraordinaire Statutaire annoncée pour ce 5 janvier 2025 à Kinshasa est formellement rejetée par les membres fondateurs et les administrateurs légitimes du club, qui en contestent la légalité aussi bien sur la forme que sur le fond.
Plus significative, cette assemblée fait désormais l’objet d’une procédure judiciaire en cours, ce qui remet sérieusement en cause sa tenue. Dans un environnement sportif régi par des normes précises, toute initiative ignorante de l’existence d’un contentieux judiciaire s’apparente à une violation manifeste des principes élémentaires de gouvernance.

Les fondateurs dénoncent une convocation marquée par de graves irrégularités, notamment l’absence de notifications conformes aux statuts, l’opacité entourant l’ordre du jour et l’exclusion de membres régulièrement habilités à participer aux instances décisionnelles.
Ils estiment qu’il s’agit d’une tentative délibérée de contourner les mécanismes démocratiques internes afin d’imposer des choix engageant l’avenir du club sans base légale. En saisissant la justice ainsi que les instances sportives compétentes, dont la FECOFA et la LINAFOOT, ils entendent faire obstacle à une assemblée qu’ils jugent nulle.
Outre que cela, ils réaffirment un principe fondamental du droit sportif : la légitimité ne peut naître de l’irrégularité.
Au-delà du débat procédural, cette situation soulève une réflexion plus profonde sur la responsabilité morale et institutionnelle dans la gestion d’un patrimoine sportif communautaire. Pour les figures historiques du club revenues sur le devant de la scène, il ne s’agit ni d’une querelle personnelle ni d’un affrontement d’intérêts, mais d’un devoir de sauvegarde face au risque de dérive administrative.

Ainsi, leur position est sans équivoque : une assemblée attaquée en justice ne saurait produire des décisions crédibles ni engager valablement l’avenir du club. À défaut de respect du droit, l’OC Renaissance du Congo s’exposerait à une instabilité durable, tant sur le plan institutionnel que sportif, compromettant ainsi l’héritage construit depuis sa création.
Ludovick
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