Depuis le 28 novembre 2025, des combattants de l’UDPS ont saisi le Conseil d’État pour dénoncer ce qu’ils estiment être de nouvelles tentatives visant à déposséder la famille de feu le Maréchal Mobutu Sese Seko de la concession située devant l’Hôtel Karavia, au profit d’un opérateur indien.
Pour eux, l’affaire aurait pourtant été définitivement tranchée : un arrêt rendu en 2024, en premier et dernier ressort, confirmait sans ambiguïté le droit de propriété de la succession Mobutu sur ce terrain hautement convoité.
Les combattants affirment ne pas comprendre qu’une décision aussi claire soit aujourd’hui remise en cause, au point de susciter une indignation croissante dans leurs rangs. Ils dénoncent des pressions internes au sein de l’appareil judiciaire, accusant certains acteurs de vouloir “offrir des biens congolais à des expatriés”.

Selon eux, ces pratiques menaceraient non seulement une famille emblématique de l’histoire du pays, mais constitueraient un précédent susceptible de fragiliser les droits fonciers de nombreuses familles congolaises.
Ils rappellent également que Mobutu a dirigé la RDC pendant 32 ans et demeure, pour une partie de la population, un symbole de souveraineté nationale.
Les avocats de la succession Mobutu et de son partenaire légal BMPP Entreprise soutiennent, eux aussi, que l’arrêt de 2024 est sans appel. Ils évoquent une plénière réunissant 23 magistrats, dont 18 auraient voté en faveur de la succession.
Selon leurs déclarations, la liste de vote existe et le rapport final aurait été occulté pour tenter de préparer une remise en cause de la décision définitive. Ils dénoncent également un rapport “caché” et des pressions attribuées à une haute personnalité du pays, tout en rappelant que la concession, attribuée légalement en 1989, demeure propriété incontestable de la famille Mobutu.

Face à ce qu’ils qualifient de tentative de spoliation, combattants, avocats et plusieurs habitants de Lubumbashi appellent les plus hautes institutions à garantir l’intégrité des décisions judiciaires et à préserver l’image du pays.
Ils exhortent le Conseil d’État à ne pas céder aux pressions et rappellent que le ressortissant étranger impliqué devrait plutôt s’adresser à ceux qui lui auraient vendu un bien ne leur appartenant pas.
Entre-temps, la succession Mobutu annonce le lancement prochain d’un vaste projet de modernisation du site, comprenant une cité, des centres commerciaux et plusieurs infrastructures, tandis qu’un bureau d’information sera installé pour accompagner la population.
La Rédaction
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