À Kolwezi dans la province du Lualaba, le ring institutionnel s’est animé autour du communiqué du 25 novembre 2025 signé par le ministre provincial des Transports et Voies de Communication, Jeffrey Masuka, annonçant l’interdiction des motos et tricycles sur plusieurs artères stratégiques de la ville : boulevard LDK, RN39, avenues Lusanga, 30 Juin, Mandrandale, Jacques-Masengo, Maduda, Kasavubu, ainsi que la 1ère Avenue et l’avenue Industrielle.
Alors que des motocyclistes sont venus protester dans l’enceinte de la mairie, le Maire Jacques Masengo Kindele est monté sur le ring administratif pour répondre. Il a asséné un premier direct en affirmant n’avoir jamais reçu officiellement le communiqué qui circule sur les réseaux sociaux.
« On ne peut pas parler ou discuter sur quelque chose qui n’existe pas. Pourquoi ? Parce que l’administration a ses règles. La ville se gère dans cet office. Les réseaux sociaux ne sont pas des canaux par lesquels l’administration communique. Continuez à travailler jusqu’à la preuve du contraire », a-t-il lancé, comme un uppercut face à la confusion ambiante.
Une prise de position perçue comme un désaveu frontal du ministre Jeffrey Masuka.
Le Maire a rappelé que, dans l’arène de l’État, seules les correspondances transmises par voie officielle peuvent servir de base à une décision. Il a également souligné l’obligation pour les transporteurs de respecter la cartographie des arrêts fixée par l’Arrêté Urbain n°2024/006/VK/BM du 7 août 2024, et d’obtenir leurs plaques d’immatriculation.
Dans son communiqué, le ministre provincial avait, lui, averti que le non-respect de ces mesures exposerait les contrevenants à des sanctions légales, invitant formellement le Maire à les faire appliquer. Une invitation que Masengo Kindele affirme n’avoir jamais vue dans son coin du ring.
Pendant ce temps, des motards très remontés ont livré leur propre round de contestation, dénonçant une « interdiction injuste ». Ils ont remis un mémorandum au Maire pour demander l’annulation pure et simple du communiqué.
C’est dans ce climat électrique que le Maire Masengo Kindele a porté un dernier coup en déclarant publiquement que la mairie n’avait « aucune base légale » pour appliquer un document qui n’a jamais emprunté la voie administrative officielle.
Rédaction
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