Un nouveau tournant agite le dossier de la concession située face à l’Hôtel Karavia, à Lubumbashi. La Succession Mobutu, appuyée par le cabinet-conseil BMPP Entreprise, dénonce ce qu’elle qualifie de “mafia judiciaire” orchestrée au profit d’un ressortissant indien, Rahim Drolia, présenté comme dépourvu de tout titre légal.
Les avocats rappellent que plusieurs arrêts du Conseil d’État ont confirmé sans équivoque la propriété exclusive de la famille Mobutu sur cette parcelle, pourtant objet, selon eux, de nouvelles manœuvres visant à renverser une décision définitive rendue en 2024.
La réinscription du dossier pour une audience en révision, prévue ce 28 novembre 2025, étonne et inquiète les conseils de la Succession. Ils dénoncent le remplacement de tous les juges précédemment saisis du litige, au profit d’une composition qu’ils jugent “orientée”, et évoquent un mot d’ordre interne visant à faire “tomber” la famille héritière.
Une situation d’autant plus troublante que la présidente du Conseil d’État aurait quitté le pays au moment même où ce revirement s’opérait, laissant planer des soupçons graves sur l’intégrité du processus judiciaire.
Face à ce qu’ils considèrent comme une attaque frontale contre l’État de droit, les représentants de BMPP appellent directement le Président de la République à intervenir pour stopper cette dérive.
Ils affirment être prêts à révéler publiquement l’identité de la haute autorité impliquée si elle ne se retire pas du dossier dans les prochains jours. Pour la Succession Mobutu, l’enjeu dépasse une simple parcelle : il s’agit d’un test majeur pour la crédibilité de la justice congolaise, à l’heure où certains réseaux tenteraient, selon eux, d’imposer l’arbitraire au détriment des décisions légales.
La Rédaction
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