Lors de la mission gouvernementale menée à Genève sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le ministre des Mines, Louis Watum, a lancé un message sans équivoque : la RDC ne tolérera plus les zones d’ombre qui entourent la chaîne d’approvisionnement de ses minerais critiques.
En dénonçant une « hypocrisie » persistante, il a rappelé que la traçabilité complète, du site d’extraction jusqu’à la commercialisation, doit désormais être un impératif et non un slogan diplomatique.
Face aux institutions économiques suisses notamment la Chambre de Commerce et d’Industrie de Genève, la Fédération des entreprises romandes, ainsi que les acteurs internationaux réunis au Centre pour le Dialogue Humanitaire, Louis Watum a maintenu une ligne ferme.
Il a souligné que aucun partenariat sérieux ne peut être envisagé tant que subsistent les circuits opaques qui alimentent l’instabilité de l’Est du pays et profitent à des réseaux parallèles pourtant bien identifiés.
Pour le ministre, le cap est désormais clair : chaque gramme de minerai extrait en RDC doit être identifiable, suivi et certifié. Cette exigence de transparence vise non seulement à rassurer les investisseurs crédibles, mais aussi à assécher définitivement les financements des groupes armés.
À Genève, Louis Watum a ainsi redéfini la doctrine congolaise : la traçabilité totale est une obligation nationale et internationale.
La Rédaction
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