À Mwilu 2, dans la commune de Manika, les habitants vivent une nouvelle crise environnementale. La rivière Tshinganda qui les approvisionne en eau aurait été contaminée par des émanations toxiques provenant de l’entreprise Thomas Mining, selon une mission d’observation de l’ONG CASMIA-G.
D’après le rapport de l’organisation, l’eau de la rivière Tshinganda, utilisée pour boire, se laver, cuisiner et arroser les cultures, présenterait des signes évidents de pollution chimique. Sur place, le constat est alarmant : des émanations suspectes, une eau trouble et des odeurs acides.
Les conséquences sont déjà visibles. Une femme ayant consommé cette eau a subi des brûlures dans la bouche et a dû être prise en charge par un infirmier local. Alertés par la population, les responsables de Thomas Mining se sont rendus sur les lieux, ont interdit l’utilisation de cette eau et promis d’apporter une citerne d’eau potable dans les 72 heures.
Mais la colère gronde. Selon CASMIA-G, il s’agirait de la dixième pollution recensée depuis 2022, sans qu’aucune solution durable n’ait été trouvée.
Face à la gravité de la situation, CASMIA-G appelle l’État congolais et les autorités provinciales du Lualaba à intervenir d’urgence pour stopper la pollution, sanctionner les responsables et protéger la santé des populations riveraines. L’organisation recommande également la mise en place d’un plan de dépollution et d’un suivi environnemental strict.
En attendant des mesures concrètes, les habitants de Mwilu 2 demeurent dans l’angoisse, redoutant que leur unique source d’eau ne devienne un danger permanent pour leurs vies et pour l’écosystème local.
Pascal Muland
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