L’Université de Kinshasa (UNIKIN), s’est parée ce vendredi 24 Octobre 2025, des couleurs d’Octobre Rose pour rappeler une vérité que beaucoup préfèrent ignorer : le cancer du sein tue en silence.
À la Faculté de Polytechnique, étudiants, médecins et associatifs se sont réunis pour une conférence sur le thème « Mon corps, ma santé : prévenir le cancer du sein », orchestrée par le Ministère du Genre et de la Promotion de l’Étudiant.
Au centre de cette rencontre, Sharufa Amisi, Fondatrice de la Fondation Bomoko, a livré un témoignage aussi poignant que mobilisateur. Marquée par la perte de proches emportés par le cancer en 2016, elle a transformé sa douleur en mission : sensibiliser, dépister et accompagner. « Le dépistage précoce peut sauver des vies. Ce que mes proches n’ont pas eu, je veux que d’autres le vivent », a-t-elle déclaré avec émotion.
Mais Madame Amisi ne s’est pas arrêtée à la compassion. Elle a décoché quelques vérités bien senties à une jeunesse souvent plus prompte à “poster des selfies” qu’à partager une information vitale. « Vous avez des smartphones, servez-vous-en.
Un statut WhatsApp peut sauver une vie », a-t-elle lancé, rappelant que la sensibilisation commence par un simple clic, pas par un discours héroïque.
Dans un ton mêlant gravité et espoir, la militante a appelé à briser le tabou : parler du cancer, c’est déjà lutter. « On parle du diabète sans honte, alors pourquoi chuchoter le mot cancer ? », s’est-elle insurgée. Son message a résonné comme un appel collectif à l’action : partager, s’informer, dépister , et surtout, ne pas attendre que le mal fasse la une de nos regrets.
Marie Ange
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