La cité frontalière de Kamako, dans la province du Kasaï, fait face à une nouvelle vague de refoulements massifs en provenance de l’Angola. Entre le 19 et le 22 octobre 2025, les autorités locales ont enregistré 1 051 Congolais rapatriés, dont 86 retours volontaires, selon les chiffres compilés à la frontière, située à près de 150 km de Tshikapa.
Les statistiques montrent une hausse continue des arrivées : 282 personnes le dimanche 19 octobre, 102 le lundi, 279 le mardi et 388 le mercredi.
Cette recrudescence de retours forcés a plongé Kamako dans une crise humanitaire aiguë. Les infrastructures locales, déjà fragiles, peinent à absorber ce flux. Plusieurs familles vivent désormais sans abri, sans nourriture et sans accès aux soins.
Sur place, les témoignages évoquent des conditions de vie inhumaines. Les refoulés dorment à la belle étoile, exposés à la pluie, aux maladies et à l’insécurité. Le manque de latrines, d’eau potable et d’abris fait craindre une catastrophe sanitaire imminente.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour appeler le gouvernement congolais à une réaction urgente. Il est question d’organiser une prise en charge humanitaire immédiate, mais aussi d’engager des discussions diplomatiques avec l’Angola pour mettre fin à ces refoulements répétitifs.
Felly Ephraïm Lukodi
Leave a comment