À quelques jours de la reprise annoncée de l’exportation du cobalt congolais, la plateforme CASMIA-G ASBL hausse le ton. Dans un communiqué de presse publié le 8 octobre 2025 à Kolwezi, cette organisation de la société civile œuvrant dans le secteur minier appelle l’ARECOMS et le Gouvernement à plus de clarté dans la gestion de cette ressource stratégique.
CASMIA-G demande notamment à l’ARECOMS de publier de manière transparente les critères des quotas, les frais de régulation et de contrôle, ainsi que les mécanismes de prépaiement.
« Pour se conformer au principe de stabilité et d’exhaustivité du régime fiscal du code minier, l’ARECOMS est appelée à donner avec précision la base légale desdits frais », souligne le communiqué.
L’organisation met en garde contre tout risque de dérive administrative susceptible d’imposer des taxes ou frais sans fondement légal aux exploitants miniers. Ce qui, selon elle, irait à l’encontre de l’article 220 du code minier et des engagements pris par la RDC pour rendre son régime fiscal plus compétitif.
CASMIA-G plaide également pour que les mesures définitives et durables soient privilégiées, conformément à l’article 7 du code minier, au lieu de recourir à des dispositions temporaires comme celles contenues dans le communiqué de l’ARECOMS du 20 septembre dernier.
« Dans un secteur aussi compétitif que celui des mines, l’État doit privilégier un dialogue permanent et constructif avec les opérateurs miniers », insiste la plateforme.
Pour CASMIA-G, la reprise de l’exportation du cobalt ne doit pas se faire dans la précipitation ni dans le flou. L’organisation exhorte les autorités et les acteurs miniers à faire de la transparence un principe de gouvernance, condition essentielle, selon elle, pour restaurer la confiance et garantir une exploitation équitable des ressources du pays.
Pascal Muland
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