À Kolwezi, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) tire la sonnette d’alarme face aux abus relevés dans la gestion de l’artisanat minier. Elle affirme documenter ces incidents afin d’établir les responsabilités et appelle les autorités à privilégier le dialogue pour apaiser les tensions.
Le bureau provincial de la CNDH au Lualaba se dit préoccupé par la répétition des violations des droits humains liées à l’artisanat minier et aux enjeux sécuritaires à Kolwezi.
Dans un communiqué publié ce mardi, l’institution d’appui à la démocratie, apolitique et indépendante, rappelle sa mission de promotion et de protection des droits humains telle que définie par la loi organique du 21 mars 2013. Elle condamne « fermement » les exactions attribuées à certains exploitants artisanaux et invite les responsables sectoriels à « privilégier la concertation et le dialogue » pour calmer les tensions.
« Les responsables doivent multiplier les échanges afin de redonner espoir aux creuseurs, aux partenaires économiques et à la population de la province », souligne le bureau provincial, qui affirme documenter chaque incident « en vue d’établir les responsabilités ».
Si les efforts des autorités provinciales dans plusieurs domaines sont jugés « visibles », la CNDH estime toutefois qu’un soutien accru demeure indispensable pour renforcer la gouvernance du secteur minier artisanal, considéré comme stratégique pour le développement du Lualaba.
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