Il existe des orateurs prompts à la rhétorique, et il existe des bâtisseurs dont la parole se confond avec l’action. Georges Tshata appartient résolument à cette seconde catégorie, rare et précieuse. Dans un contexte institutionnel trop souvent enlisé dans les promesses, il incarne une alternative : celle d’une gouvernance fondée sur la rigueur, la discipline et l’efficacité mesurable.
Tshata, le primat de la discipline
À l’examen attentif de sa méthode, un constat s’impose : rien n’échappe à son regard analytique. Dossier après dossier, il en traque les imperfections, impose l’exactitude et privilégie la précision. Certains y voient de l’intransigeance, mais les plus lucides savent reconnaître dans cette rigueur le socle du respect et, surtout, la garantie des résultats.
Georges Tshata se distingue par sa discrétion. Il ne cherche ni la lumière des projecteurs ni le vacarme médiatique. Sa légitimité, il la construit par la matérialité des actes, dans un environnement où la confiance envers l’appareil administratif a été profondément ébranlée. Chaque franc public collecté, il s’attache à le convertir en actions tangibles et visibles, redonnant ainsi au citoyen la certitude d’un État au service de la communauté.
Une rupture assumée
Oui, son style déstabilise. Oui, il ébranle les tenants d’une gouvernance improvisée et opaque. Mais son exemple galvanise, car il démontre qu’une autre gestion publique est non seulement possible, mais surtout nécessaire.
À la tête de la Direction des Recettes Non Fiscales du Lualaba, DRNOFLU en sigle, Tshata ne se limite pas à la collecte de taxes. Il bâtit une institution, érige un modèle et affirme que l’argent public doit constituer un instrument de développement collectif, et non un vecteur d’enrichissement particulier.
La preuve par l’action
À Kasaji, il a instauré une infrastructure numérique et doté les agents de terrain de moyens de locomotion adaptés, brisant ainsi l’alibi récurrent de l’inaccessibilité. Les panneaux solaires désormais installés sur l’édifice administratif en témoignent : l’administration n’est plus soumise à l’aléatoire, elle choisit l’autonomie et la durabilité.
À Kisenge et Kawayongo, les agents disposent de moyens de mobilité qui leur permettent d’assumer, avec efficacité et constance, leur mission régalienne.
À Kolwezi, en réactivant le recouvrement forcé de la patente quatre ans après, il a rappelé un principe cardinal : nul ne saurait s’exonérer de la loi fiscale. C’est là un signal fort de restauration de l’autorité de l’État.
Et à Dilolo, sa main tendue vers la population, traduite par des actions concrètes, préfigure déjà une adhésion politique qui s’exprimera dans les urnes de 2028.
Une réponse par la substance
Aux critiques souvent infondées, Georges Tshata oppose une attitude constante : le silence du stratège. Car il sait que les attaques sont l’ultime refuge de ceux qui voient leurs privilèges remis en cause. Sa réponse, il la formule autrement : par la transparence, par l’efficacité, par la constance des résultats.
Le symbole d’une mutation
Dans un Congo en quête d’exemples concrets, Georges Tshata A Mbov transcende sa fonction. Il devient un symbole :
- le symbole d’une administration qui se redresse,
- le symbole d’une province qui aspire à son autonomie par ses propres forces,
- le symbole d’une génération décidée à ne plus capituler face à la résignation.
Pascal MULAND

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