Dans la chefferie des Bayeke, le village de Mukabe Kasari a accueilli, vendredi 19 septembre 2025, le lancement du processus de redynamisation du Comité Local de Développement. Une démarche qui vise à renforcer la participation communautaire et à donner un nouveau souffle à la gouvernance locale.
À plus de 240 kilomètres de la ville de Kolwezi, la localité de Mukabe Kasari a été le point de départ d’un chantier qui doit concerner l’ensemble de la chefferie des Bayeke. Dans un climat décrit comme « transparent et démocratique », les villages ont d’abord désigné leurs représentants au sein des Comités de Développement du Village (CDV). Trois par entité : un homme, une femme et un jeune. Ces délégués ont ensuite pris part à l’élection du Comité de Développement du Groupement (CDG).
À l’issue du vote, huit membres, dont deux femmes, ont été désignés. Kiri Kabeketi a été élu vice-président avec 6 voix sur 24, et Kibambi Shintwa secrétaire avec 5 voix. Conformément à la réglementation, le chef de groupement occupe d’office la présidence du comité.
« Ces structures doivent devenir les moteurs du développement local », a rappelé Maître Schadrack Mukad, coordonnateur national de CASMIA-G ASBL, l’organisation partenaire qui accompagne la démarche. À ses côtés, le chef intérimaire du groupement, Fulgence Mupumba Sendeleka, a salué un processus « exemplaire ».
Cette initiative ne s’arrête pas à Mukabe Kasari. Elle devra s’étendre dans les six autres groupements de la chefferie, avant de déboucher, en 2026 à Bunkeya, sur la mise en place d’un Comité Local de Développement pour un mandat de cinq ans.
Le service territorial du Plan de Lubudi, qui supervise l’opération, a insisté sur l’importance de cette participation communautaire et a invité les autres groupements à se préparer. La délégation présente était composée de ses représentants, du CLD sortant de la chefferie des Bayeke et de l’équipe de CASMIA-G ASBL.
Pascal MULAND
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