Un an après son élection, le comité Kamanda à la tête de l’Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) est sévèrement critiqué pour son immobilisme et ses dysfonctionnements, comme l’a révélé Méliès Ndelo, commissaire aux comptes au sein de l’organisation, ce vendredi 19 Septembre 2025.
Selon lui, ce mandat, censé impulser une « renaissance » de la corporation, se caractérise au contraire par une paralysie totale, notamment dans la délivrance des cartes de presse, indispensables à l’exercice légal du journalisme. Cette situation met en péril la crédibilité et la légitimité de l’UNPC, organe pourtant vital à l’autorégulation de la profession.
Le constat dressé par Méliès Ndelo est sans appel : le comité Kamanda ne bénéficie d’aucune reconnaissance officielle des plus hautes autorités de l’État, ni du Premier ministre ni du Président de la République, ce qui fragilise sa capacité d’action.
En outre, la faible fréquence des réunions, l’absence de rapports financiers transparents et le non-fonctionnement des commissions internes révèlent un manque criant de leadership et d’organisation. Ce dysfonctionnement structurel empêche toute avancée concrète, laissant les journalistes dans l’expectative et le secteur sans cadre opérationnel.
C’est ainsi que Méliès Ndelo appelle à une prise de conscience urgente pour que l’UNPC retrouve son rôle d’instance d’autorégulation dynamique, innovante et efficace. La « renaissance » promise lors du dernier congrès reste une promesse non tenue, et il devient impératif que les membres du comité actuel prennent leurs responsabilités ou laissent place à une équipe capable de redonner vie et visibilité à la presse congolaise.
Le blocage de la délivrance des cartes de presse est un signal fort de la crise qui ronge l’organisation et menace la liberté et la qualité du journalisme dans le pays.
La rédaction
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