Un éboulement sur un site minier artisanal a déclenché ce mercredi 17 septembre 2025 une vive colère à Kolwezi. Des creuseurs en furie ont bloqué la chaussée Joseph Kabila de la ville, accusant les autorités et la coopérative gestionnaire du site de minimiser le nombre de victimes. La tension reste vive, informe Agora mag.
Dans le quartiers de Musonoie , des creuseurs artisanaux ont dressé des barricades et bloqué la circulation, en réaction à un éboulement survenu dans la nuit du 13 au 14 septembre sur le site minier de Tshipuki.
Selon les manifestants, près d’une trentaine de leurs camarades seraient restés piégés sous les décombres. Ils exigent la récupération immédiate des corps. Mais la version officielle diverge : la coopérative Maadini ya Maendeleo, gestionnaire du site, évoque seulement trois victimes. Cette différence de chiffres a attisé la colère et la frustration des creuseurs, jusqu’à paralyser la chaussée Joseph Kabila Kabange, la principale artère qui mène vers Kapata.
L’exploitation minière artisanale, souvent anarchique et poursuivie même la nuit, inquiète les habitants. À Musonoie, quartier densément peuplé, la cohabitation entre zones de creusage et habitations pose un risque constant. L’éboulement de ce week-end n’est malheureusement pas le premier, et les familles redoutent une tragédie permanente.
La Police nationale congolaise (PNC) et les Forces armées de la RDC (FARDC) sont intervenues pour disperser les foules. Des coups de feu ont été entendus, semant davantage de panique parmi les riverains. Les autorités annoncent l’ouverture d’une enquête pour établir les responsabilités et clarifier le bilan exact.
À Kolwezi, la question de la cohabitation entre activités minières artisanales et zones résidentielles se pose plus que jamais, sur fond de drames répétés.
Pascal MULAND
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